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Le pitch de ma présentation sur les communautés

Posted by guancama sur 15 juin 2009

J’ai publié dans le post précédent les transparents de ma présentation sur les communautés, mais comme je mets peu de texte dans mes transparents, cela doit paraître obscur à la plupart des lecteurs…

Voici donc des éléments de discours qui vont avec.

D’abord, je l’ai appelée « Communautés : Aventures et mésaventures », parce que dans les communautés il y a souvent des échecs. On croit avoir une bonne idée, on ne voit pas pourquoi les gens n’adhéreraient pas et puis… ça fait flop, à un moment ou à un autre.  Il ne faut jamais se décourager, il faut toujours recommencer. C’est ce que la vie m’a appris, parce qu’il y a toujours un enseignement à en tirer, on peut toujours apprendre quelque chose, de ses réussites comme de ses échecs.

Mais revenons à nos moutons… Et commençons par expliquer ce que l’on entend par communauté. Au sens étymologique du terme, une communauté, c’est un groupe qui partage quelque chose. Maintenant, les communautés, c’est comme la potion magique : on tombe dedans tous petits. Ne parle-t-on pas d’une communauté lorsqu’on se marie ? Ainsi, tout bébé on fait déjà partie d’une ou de plusieurs communautés.

Ensuite, les communautés, on en connaît de plusieurs types, car le terme est souvent mis à toutes les sauces. On parle ainsi de communauté confessionnelle, de communauté de communes ou de communauté urbaine, il y a la communauté européenne et depuis Internet, il y a les communautés virtuelles… D’ailleurs, virtuelles, je n’aime pas ce mot. Elles existent vraiment, ces communautés, en ce sens elles ne sont pas virtuelles. Disons plutôt que leur terrain de jeu est dématérialisé. L’avantage, c’est que cela nous permet de leur donner une envergure mondiale, Internet raccourcissant les distances.

Tout ça, c’est très bien, mais pour ce qui nous occupe, il serait sage de se limiter à 4 types de communautés, celles que l’on a le plus de chances de côtoyer dans le cadre du travail :

  • les communautés d’intérêt, où l’on va pouvoir trouver des réponses à nos questions et de l’aide, sur un thème précis (le bricolage, la cuisine, le matériel photo ou vidéo de tel ou tel type, etc.)
  • les communautés d’apprentissage, dont les campus virtuels sont la représentation la plus évidente, qui vont permettre de favoriser les apprentissages, d’apprendre en faisant, de communiquer dans le cadre d’une formation, avec un objectif avoué : l’obtention d’un diplôme
  • les communautés de projet, dont la durée de vie est limitée par la durée de vie du projet et qui sont tendues vers l’objectif du projet, un livrable et une date butée
  • les communautés de pratique, où l’objectif est d’échanger sur les façons de faire, de partager les meilleures idées et pratiques, là-aussi de l’entraide, mais cette fois entre professionnels de qualification équivalente, entre « pairs ».

Dans l’ensemble, les communautés d’aujourd’hui ont deux modes de fonctionnement :

  • soit elles fonctionnent en « présentiel », c’est-à-dire par rencontres régulières dans un lieu qui permet à chacun de venir participer pour échanger de vive voix
  • soit elles fonctionnent à distance (on dit souvent virtuel, voir ma remarque précédente sur ce terme), en utilisant les moyens disponibles sur Internet pour créer des espaces d’échange où chacun, pour s’y retrouver, n’a besoin que d’un ordinateur et d’une connexion

Voilà pour la vie des communautés. Mais les communautés, ça vit, ça meurt… On peut comparer le cycle de vie des communautés à celui de l’innovation, on passe successivement par des phases de lancement, de croissance, de maturité et de déclin… si l’on ne fait pas l’effort de chercher un rebond pour un deuxième cycle.

Quand on y réfléchit, c’est tout à fait ce qui s’est passé avec le blog des anciens du DESS… Nous l’avons fait naître, nous l’avons fait croître, nous sommes arrivés à une certaine maturité, voire même à une certaine notoriété et puis, happés par d’autres activités, nous n’avons pas vu à temps que nous commencions à nous épuiser, que nous partions tous vers autre chose… Et lorsque nous nous sommes posé la question de la ligne éditoriale qu’il faudrait adopter pour les mois à suivre, c’était trop tard… Requiescat in pace !

Tout ça pour dire que la participation à une communauté, c’est essentiellement une question d’intérêt et de centre d’intérêt.  Mais attention, collaborer n’est pas forcément inné… Vous avez envie qu’on vous pique votre boulot ? Surtout par les temps qui courent, il vaut mieux tout faire pour le garder… Alors pourquoi est-ce que je donnerais tous mes trucs à celui qui pourra me piquer mon job après ? Voilà, l’essentiel est là : je ne donne que si j’y trouve mon compte aussi. Donc, si le contrat qu’on me propose est de type gagnant-gagnant. Chez Danone, il disent même « Triple Win » (moi, toi, l’entreprise)

En résumé, les communautés, ça ne se décrète pas. Je n’y participe que si le thème m’intéresse, que si je comprends et j’adhère aux objectifs. Je ne donne qu’en fonction de ce que je reçois, les deux doivent être de niveau égal. Et surtout, il n’y a pas de lien hiérarchique dans la communauté… Je veux bien être jugé, mais seulement par mes pairs car eux seuls sont compétents.

L’absence de hiérarchie, c’est très important pour le bon fonctionnement de la communauté. C’est un endroit où chacun doit pouvoir s’exprimer sans contrainte. Or, si les chefs en sont membres, forcément cela fausse le jeu, puisque du coup, la tendance sera de ne rien dire qui puisse être retenu contre nous… selon la formule consacrée ! Par contre, une communauté doit pouvoir s’appuyer sur la hiérarchie pour survivre. Celle-ci doit être consciente des apports de la communauté, suffisamment en tous cas pour la « protéger », pour qu’elle puisse prospérer.

Vous vous posez la question des outils ? Ils ne sont qu’accessoires, jamais un outil ne fera l’animation d’une communauté. De plus en plus je vois les outils comme une sorte de  domicile, un endroit où poser les écrits qui s’échangent dans la communauté, jamais comme une fin en soi, cela n’aurait aucun sens.

En conclusion, on peut dire qu’on n’impose pas la participation à une commuanuté. L’adhésion est un acte volontaire, qui ne peut être exigé de qui que ce soit.  Quanr aux communautés elles-mêmes, il faut s’en occuper comme un jardinier s’occupe de son jardin, c’est d’ailleurs une image que j’ai empruntée à Pierre Prével.

Voilà, ma présentation s’est apparemment très bien passée… J’ai eu quelques questions, plus que je n’en attendais d’étudiants plutôt timides… et le prof s’y est mis aussi, avec le sourire. J’espère que j’aurai l’occasion de refaire ce genre d’expérience.

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