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Table ronde entreprise 2.0 à i-expo

Posted by guancama sur 30 juin 2009

Il s’agissait de parler d’expériences vécues… de transformations en cours ou réussies ou en bonne voie de l’être de structures importantes vers l’entreprise 2.0.

Autour de la table, que du beau monde, des gens qui se connaissent (ils font vraisemblablement partie de la même communauté de pratiques) :

  • Nicolas Rolland, de Danone, en charge du projet Danone 2.0
  • Louis-Pierre Guillaume, de Schlumberger
  • Eric Juin, de Bouygues Construction
  • Le tout animé par Martin Roulleaux Dugage…

Que faut-il en retenir ?

Cela commence par une brève présentation par Martin Roulleaux Dugage de l’évolution du KM (où l’on apprend, en raccourci, que le KM 1.0 c’est codifier et que le KM 1.1 c’est partager) et de sa vision du concept d’entreprise 2.0, dans lequel il mêle KM, formation et medias sociaux, qui pour lui doivent être intégrés dans le travail, ce qui implique collaboration, évolution des mentalités, outillage. Là-dessus, je préfère le laisser s’exprimer poutôt que de continuer, par mes raccourcis, à déformer sa pensée. Voici donc sa dernière présentation qui détaille plus que lors d’i-expo cette vision :

Place ensuite aux témoignages :

Danone, qui décide de se lancer dans une transformation 2.0 lors de la cession d’une gamme de biscuits et du rachat d’une gamme d’alimentation pour enfants. La réflexion stratégique de base de Danone, c’est la nécessité d’être agile, pour trouver sa place dans un marché où le concurrent n°1 est 4 fois plus gros. Pour cela, la seule solution envisagée, c’est :

  • de savoir adapter à gauche les bonnes idées trouvées à droite,
  • de promouvoir la culture du partage
  • de comprendre la nécessité des bonnes pratiques

En fait, il s’agit de démultiplier une démarche qui avait été initiée en 2004 (appelée alors Network Attitude). Le point majeur de cette expérience et c’est quelque chose qui va revenir souvent dans les discussions, c’est le changement de modèle de management. Faire comprendre au management que partager n’est pas du temps perdu, qu’il faut savoir être fier de la réussite des équipiers (tiens, en relisant mes notes, je vois équipiers… pas collaborateurs, je m’en souviendrai), que les silos ne sont pas acceptables, et qu’il faut savoir accepter l’erreur, partager les réussites certes, mais aussi les échecs.

Lors des discussions ultérieures, Nicolas Rolland insistera bien sur le fait que changer les comportements n’est pas évident. Collaborer n’est pas inné et de plus, les cmportements changent d’une entité à une autre, d’une « identité » à une autre. Et là, le mamagement (ou plus exactement le « middle-management ») c’est la clé.

Bouygues Construction, ensuite, qui pose en point de départ un problème entre générations. L’ambition est d’accompagner la croissance. Pour cela, le projet propose de faciliter l’acceptation par le lecteur (il dit que les spécifications du béton, c’est pas sexy, je veux bien le croire 🙂 ), par exemple en changeant la forme des documents (arrêter de faire des fichiers Word et en remplacer une bonne partie par des wikis), en facilitant la recherche. Mais aussi trouver le moyen de remédier à la difficulté de déposer de l’information.

Ca c’est intéressant, parce qu’il fait le parallèle avec les intranets « institutionnels » que nous connaissons, qui sont en fait le reflet de la communication interne, la voix de la direction. Si je veux parler de quelque chose que j’ai écrit et le déposer pour que d’autres puissent s’en servir, je le mets où ? Moi je ne sais pas répondre à cette question, lui propose des espaces où écrire et déposer des documents sont aussi faciles qu’envoyer un mail.

Ce projet va même jusqu’à proposer des plates-formes collaboratives partagées entre Bouygues Construction et ses sous-traitants ! Avec un accompagnement des sous-traitants en question, pour la plupart des PME, (voire des artisans), c’est-à-dire que Bouygues Construction offre les moyens nécessaires (sauf connexion Internet, quand même, je suppose) et incite à la collaboration en indiquant que tout ce qui n’est pas mentionné sur la plate-forme n’est pas officiel… Là, il faut oser !

Last but not least, Schlumberger. Ici, la culture collaborative remonte apparemment à loin. Schlumberger possède son propre … « Schlumpedia », je pourrais dire (je ne sais plus comment il l’a appelée, je ne fais qu’un mauvais jeu de mots). Un wiki dont la vocation première était de construire un glossaire des termes utilisés dans la maison. Maintenant, cette première expérience s’est enrichie. On trouve un YouTube interne, un annuaire d’entreprise où chacun est responsable de la description qui apparaît sur sa fiche personnelle, de forums de discussions, de la possibilité de publier en ligne, et j’en oublie. Bref, tous les outils indispensables du web 2.0, le tout sous… Sharepoint !

Ce qui est intéressant dans ce témoignage, c’est que par rapport à beaucoup d’entre nous, qui essayons tant bien que mal de déployer, mettre en oeuvre et animer l’utilisation de tels outils pour nos communautés (qu’il s’agisse de Sharepoint ou d’autres outils, le problème est le même à la base), Schlumberger est un cran devant. Aujourd’hui, ils en sont à se demander comment faire pour que toutes les communautés qui se créent ne deviennent pas des silos, donc qu’il y ait le maximum d’ouverture possible, que la question de la mort des coimmunautés soit traitée de façon à ce que le savoir accumulé au cours de la vie de la communauté soit conservé, que ne subsistent pas, en fin de projet par exemple, des documents dans ces espaces qui nécessiteraient d’être archivés, etc… Oui, ce sont sans doute des questions auxquelles j’imagine que nous aurons à faire face d’ici quelques années.

Autant d’expériences concrètes, l’application de thèses que nous soutenons depuis longtemps, tous autant que nous sommes.  Ce n’est pas facile, ça ne se décrète pas, cela s’organise, le plus important tient souvent dans la conduite du changement, il faut prouver l’intérêt pour trouver des appuis, c’est plus facile quand c’est sponsorisé d’en haut, mais là, nous avons la démonstration de ce que ça apporte… Très intéressant !

Avec en plus, off-record, un point animé et passionnant sur l’utilisation de Sharepoint (outil retenu chez Schlumberger). Tout le monde est d’accord pour dire que ce n’est pas le meilleur outil, il est difficile à prendre en main et donc à faire accepter, certaines fonctionnalités sont difficiles à appréhender, d’autres (comme le wiki) sont carrément nulles ! Par contre, apparemment, l’intérêt vient après, une fois passé ce cap, car alors il permet des tas d’autres choses (workflows, entre autres) qu’il et impossible de trouver ailleurs… Et l’intégration avec Office est parfaite… enfin presque, car elle n’est parfaite que si vous avez toutes les versions en cohérence. Donc, c’est cher à l’investissement !

Voilà, une très bonne matinée, dont je me souviendrai longtemps.

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